Oligui Nguema et Atlantic Group Dessinent l’Avenir Industriel du Gabon: Une Alliance Stratégique Majeure

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C’est une rencontre qui pourrait passer pour protocolaire, mais qui recèle en réalité les clés de la future architecture économique du Gabon. Le mardi 18 novembre, le Président de la République, S.E. Brice Clotaire Oligui Nguema, a ouvert les portes du Palais du Bord de mer aux dirigeants d’Atlantic Group.

Au-delà des poignées de main officielles, cette audience marque un tournant : la volonté du Chef de l’État de passer d’une économie de rente à une économie de transformation, en s’appuyant sur des champions africains. Mais pour le citoyen gabonais, une question légitime se pose : Qui est réellement ce partenaire et qu’est-ce que cela va changer concrètement pour le quotidien du peuple ?

Qui est « Atlantic Group » ?
Pour comprendre la portée de cette audience, il faut d’abord lever le voile sur l’identité de ce géant économique. Atlantic Group n’est pas une simple entreprise étrangère venue chercher des contrats. C’est un conglomérat panafricain, fondé par l’homme d’affaires ivoirien Koné Dossongui, une figure emblématique du capitalisme africain.

Pour le Gabonais lambda, ce nom est souvent associé uniquement à la banque, via sa filiale AFG Bank Gabon (Atlantic Financial Group), qui s’est imposée comme un acteur robuste du secteur bancaire national (notamment après la reprise des parts majoritaires de la BICIG).

Cependant, Atlantic Group est bien plus qu’une banque. C’est une holding diversifiée qui opère dans des secteurs vitaux :

• La Finance : Banques et assurances.
• L’Agro-industrie : Transformation de cacao, minoterie (farine), etc.
• L’Industrie lourde : Cimenterie.
• Les Télécoms et Services.

En recevant ce groupe, le Président de la République ne reçoit pas seulement des banquiers, mais des bâtisseurs industriels.

Au Cœur des Échanges : De la Banque à l’Usine
L’audience accordée par le Président de la République, S.E. Brice Clotaire Oligui Nguema n’avait pas pour but de parler de taux d’intérêt, mais de développement structurel. Les arguments avancés par Atlantic Group et validés par la vision présidentielle reposent sur une diversification audacieuse de l’économie gabonaise.
Trois axes majeurs ont été discutés, chacun portant en lui une promesse de création d’emplois et de richesse nationale :

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La Transformation du Cacao : La Fin de l’Exportation Brute


C’est l’un des points les plus cruciaux. Le Gabon, terre fertile, a longtemps exporté ses matières premières à l’état brut, laissant la richesse de la transformation aux pays occidentaux. Le projet d’Atlantic Group d’investir dans la transformation du cacao est une réponse directe à la politique du « Gabon d’abord ». Transformer la fève sur place, c’est créer des usines, embaucher des ouvriers, des ingénieurs et des techniciens gabonais, et vendre un produit fini à plus forte valeur ajoutée.

Le Ciment : Baisser le Coût de la Construction
Le projet de cimenterie évoqué est stratégique pour le peuple. Chaque Gabonais rêve de construire sa maison, mais le coût des matériaux reste un frein. L’arrivée d’un nouvel acteur industriel dans la production de ciment va stimuler la concurrence, augmenter l’offre nationale et, selon toute logique économique, contribuer à la baisse ou à la stabilisation des prix. C’est une mesure qui touche directement le pouvoir d’achat et le secteur du BTP.

Les Mines : Une Exploitation Raisonnée
L’intérêt du groupe pour le secteur minier prouve que le sous-sol gabonais reste attractif. Mais sous l’ère de la Transition, l’approche change : il ne s’agit plus de piller, mais de nouer des partenariats gagnant-gagnant où l’investisseur apporte capitaux et technologie, et où l’État veille aux retombées sociales.

    L’Analyse Politique : La « Méthode Oligui » à l’Œuvre
    Pourquoi cette audience est-elle un signal fort ? Elle démontre que S.E. Brice Clotaire Oligui Nguema a compris une réalité fondamentale : l’État ne peut pas tout faire tout seul. Pour relancer l’économie, il faut rassurer les investisseurs et attirer des capitaux privés sérieux.

    En privilégiant un groupe panafricain, le Chef de l’État envoie aussi un message de souveraineté continentale.

    C’est la coopération Sud-Sud en action. Au lieu d’attendre des aides hypothétiques de l’Occident, le Gabon s’allie avec des capitaux africains pour développer l’Afrique.
    De plus, cela prouve que malgré la période de transition politique, le Gabon reste une destination de confiance pour les affaires. Les investisseurs ne fuient pas ; au contraire, ils viennent proposer des projets de long terme (usines, mines), ce qui est un signe de stabilité.

    Pourquoi cette audience est capitale pour l’avenir ?
    En somme, l’audience du 18 novembre dépasse le cadre d’une simple visite de courtoisie. Elle est capitale pour trois raisons essentielles :

    Le Signal de la Confiance : Elle valide la crédibilité économique du régime de Transition aux yeux de la finance internationale.
    L’Impact Social : Les projets discutés (usines, cimenteries) ne sont pas virtuels ; ils sont synonymes de milliers d’emplois directs et indirects pour la jeunesse gabonaise en quête d’avenir.
    L’Industrialisation : Elle marque le pas vers la concrétisation de l’indépendance économique du Gabon. Un pays qui transforme ce qu’il produit est un pays qui ne subit plus les diktats des marchés extérieurs.

    Le peuple gabonais doit donc retenir que derrière le nom « Atlantic Group » se dessine potentiellement une partie de la solution au chômage et à la vie chère, à condition, bien entendu, que les engagements pris devant le Chef de l’État se traduisent rapidement par la pose de premières pierres.

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