RSE/Sécurité ferroviaire : Un Partenariat pour une Sécurité Renforcée sur le Réseau Ferroviaire Gabonais
La Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG) a lancé un atelier de concertation avec les autorités locales et les experts du secteur pour améliorer la sécurité sur le réseau ferroviaire gabonais. L’objectif est de créer un cadre de dialogue permanent pour mutualiser les efforts et adapter les protocoles de sécurité aux réalités locales.
Les participants ont identifié des solutions concrètes, notamment une communication accrue auprès des populations, la modernisation des infrastructures et la formation des agents de la SETRAG. Le Transgabonais étant une artère vitale pour l’économie nationale, la sécurité est un défi collectif qui nécessite une vigilance constante.

Les échanges ont pris par la suite une dimension d’avantage technique. Mme Mboute Inès Romilda, responsable du département sociétal et RSE, et M. Ngagnia-Ndjabounda Eddy Clerck, chef de division des relations communautaires, ont présenté la stratégie communautaire de SETRAG.
Son cadre juridique s’appuie notamment sur le décret n°00132/PR du 27 janvier 1978 régissant la Police des Voies Ferrées en République gabonaise. Ce texte met en jeu plusieurs ministères dans l’application des dispositions relatives à la sécurité ferroviaire et confère aux municipalités un rôle déterminant.
Dans ce mécanisme, les communes deviennent des relais opérationnels essentiels. Elles ont été invitées à :
diffuser les messages d’information via les chefs de quartier ;
participer au recrutement des volontaires ;
formaliser les associations communautaires ;
faciliter le déploiement des actions sur le terrain.
Pour sa part, SETRAG s’est engagée à :
former et encadrer les volontaires ;
assurer leur rémunération selon les modalités établies ;
suivre et évaluer les actions mises en œuvre ;
collecter et analyser les données recueillies sur le terrain.

La stratégie se conforme également à la Norme de performance 4 relative à la santé et à la sécurité des communautés, traduisant une volonté marquée d’adhérer aux standards internationaux.
Des échanges francs et un consensus trouvé
Les discussions ont été sincères et constructives. Le représentant de l’Agence de Régulation du Transport Ferroviaire (ARTF) a rappelé que SETRAG doit continuer à assumer pleinement ses responsabilités afin de conduire les riverains à respecter la législation en vigueur.
Après plusieurs heures de concertation, un consensus est apparu : la mise en place d’équipes mixtes composées d’agents SETRAG, de représentants des communautés et des communes traversant la ligne ferrée.
L’objectif est désormais net : passer d’actions de sensibilisation ponctuelles à une dynamique continue et structurée.
Vers une culture commune de la sécurité ferroviaire
À l’issue des travaux, plusieurs résultats sont attendus :
une meilleure appréhension des risques ferroviaires ;
un engagement renforcé des collectivités locales ;
des orientations concertées pour les interventions sur le terrain ;
une collaboration durable entre SETRAG et les territoires ;
le démarrage effectif du processus de constitution d’associations communautaires.
À Owendo, ce 11 février 2026, l’atelier a représenté bien plus qu’une étape technique. Il a envoyé un signal politique et sociétal fort : faire de la sécurité ferroviaire une culture partagée.
Car si le rail transporte minerais et marchandises, il traverse aussi des quartiers et des vies.
Et c’est précisément là que se joue l’équilibre entre développement économique et responsabilité sociale.
Le rendez-vous est donc pris pour le 18 février pour la mise en place d’une feuille de route qui encadrera ce vaste programme.
La SETRAG réaffirme son engagement envers la nation en plaçant le dialogue et la proximité au sommet de ses priorités. Cette démarche de co-construction avec les autorités locales démontre que la sécurité est un engagement moral profond envers chaque citoyen.